Le diocèse de Nanterre ouvre une nouvelle « maison »

Inaugurée dimanche 12 octobre, la Maison Saint-François-de-Sales, à Boulogne-Billancourt, offrira un accueil « inconditionnel et bienveillant » aux habitants de la ville, et spécialement aux familles.

« Dans ce nouveau quartier, il faut un badge pour accéder aux immeubles de bureaux, un digicode pour les habitations. Ici, il n’y a ni l’un ni l’autre. C’est une maison ouverte où l’on peut entrer, s’asseoir, gratuitement et sans s’inscrire. L’accueil est inconditionnel et bienveillant. » Ainsi le P. Alain Lotodé, vicaire épiscopal du diocèse de Nanterre chargé des maisons d’Église, décrit-il la dernière en date de ces réalisations, la Maison Saint-François-de-Sales . Située à Boulogne-Billancourt, dans le « trapèze » occupé autrefois par les usines Renault, elle sera inaugurée par plusieurs manifestations samedi 11 et dimanche 12 octobre [1].

MAISON DU DOYENNÉ ET MAISON DES FAMILLES

Le bâtiment est presque entièrement carrossé de zinc. « Un matériau unique pour refléter l’unité de toutes les activités abritées au sein d’un programme très complexe », explique l’architecte Jean-Pierre Lévêque, associé du cabinet Brenac & Gonzalez. Cet aspect extérieur est d’une sobriété plutôt austère. Mais dès qu’on pénètre à l’intérieur, on est frappé par la générosité des espaces, la forte présence du bois et la lumière que dispensent un patio central et des vitrages dans la toiture.

Le défi à relever était effectivement celui de la « multifonctionnalité ». Car la Maison Saint-François-de-Sales abrite en fait deux entités. Il y a la Maison du doyenné, portée par les quatre paroisses de Boulogne-Billancourt, pour proposer des activités ouvertes à tous. Par exemple le parcours Zachée (découverte de la doctrine sociale chrétienne), une aumônerie étudiante, des expositions, débats, groupes d’échanges, un accueil à l’écoute des personnes en détresse.

L’autre entité est constituée par la Maison des familles. Animée par des professionnels, elle proposera – sans condition de religion ou de structure familiale – des services de conseil conjugal et familial, de médiation familiale mais aussi, gratuitement, une permanence d’écoute, des « pauses poussette », des activités pères-enfants…

Pour abriter tout cela, « nous avons choisi une répartition du temps plutôt que de l’espace », expliqueJack Caillod, chargé de la Maison du doyenné. Les activités liées à la famille se concentrent sur le mercredi, le vendredi et le samedi. La maison est ouverte tous les jours, sauf le dimanche, de 8 h 30 à 19 heures grâce à l’implication d’une quarantaine de bénévoles. Sur deux niveaux, la maison abrite deux salles de réunion, cinq « salons », une grande cuisine-salle à manger et un oratoire tout habillé de bois où seront célébrés la messe (le jeudi à 12 h 15) et des temps de prière quotidiens. Une des parois se replie pour ouvrir cet espace liturgique sur une très grande salle, qui se transforme alors en nef. Elle est située sous le clocher de zinc marqué d’une croix, signal de cette présence d’Église au cœur d’un quartier qui abritera bientôt 15 000 habitants et autant de salariés pendant la journée.

Guillaume Goubert


Rejoignez-nous sur les réseaux sociaux

Twitter

Facebook